Chouchous-Pralines

En Bretagne, des étudiants, pour leur job d’été, parcourent les plages avec un drôle d’attirail, des glacières sur roulettes. Ils vendent les fameux chouchous, beignets et glaces. Ceux que, petits, nous attendions et sur lesquels nos enfants se précipitent toujours. Ils peuvent vendre jusqu’à 100 gourmandises par jour en plein soleil et en parcourant de nombreux kilomètres. Ils sont funs, souriants, courageux et souhaitent faire un peu d’argent loin de leurs parents. Les inoubliables de la plage …

Détentes nocturnes

Loin des animations, et activites nocturnes estivales, une errance photographique dans les allées du camping à la sortie de la ville.

La Maison Jaouen

La maison d’aquaculture Jaouen est spécialisee dans l’ostréiculture et plus précisément l’élevage d’huîtres triploïdes en periode estivale. La maison Jaouen se situe dans le golfe du Morbihan et existe depuis 1986. Sa large production est destinée à son propre restaurant et bar de degustation mais egalement à l’expédition pour des clients exterieurs.

Rythmé au gré des marées , le chantier Jaouen est intensif et très organisé.

Antoine, le patron est un homme furtif et dynamique. Il dirige son équipe avec efficacité tout en laissant apparaître une douceur et convivialité.

Chaque matin, l’équipe oeuvre à la préparation et au respect des commandes. Nettoyage, calibrage et pesée des bourriches.

En parallèle, une équipe part dans les parcs à huitres pour la relevée des poches, la remise à l’eau des trop petites et la mise en bassin pour les conserver.

Il est 10h, c’est le temps de la pause, un petit café, un bout de baguette et retour sur le chantier pour reprendre l’activité.

La maison Jaouen est une équipe de belles personnalités qui déambulent en cirés jaunes et s’activent avec professionnalisme et bonne humeur.

 

Chez Jaouen

Près du pont de kérispert, 56470 Saint-Philibert

Appollo 2000

Appollo 2000 est un super héros, il a un grand pouvoir, celui de rendre instantanément la vie des enfants plus belle. Il est rapide, plein de couleurs, et donne aux plus petits la possibilité, pendant 5 minutes d’être quelqu’un de grand et d’important. Jockey derrière les grandes oreilles d’un Mickey volant, princesse élégante de citrouille, Hell Angel d’une énorme cylindrée colorée, pompier sans peur…

Appollo 2000 ne se cache pas, ne bouge pas, il est toujours à sa place. Un repère dans la ville.

Appollo 2000 a une gouvernante qui s’occupe de lui. Elle s’appelle Pierette et le bichonne chaque jour pour que celui-ci soit toujours pimpant. Pierrette nous a confié que c’est un super héros un peu exigeant, qui se réveille tôt et se couche tard depuis de nombreuses années pour le bien des enfants.

Les Soeurs

Treize Soeurs vivent ensemble à Bayeux. Des Soeurs bénédictines appelées, par une force, une évidence, à se retrouver dans le monastère de La Joie Saint-Benoit datant du XIIIème siècle. La majorité d’entre elles ont passé plus de temps dans le monastère qu’à l’extérieur. Cela n’a pas toujours été facile à accepter mais toutes n’ont aucun regret et sont heureuses d’avoir suivi cet appel « divin ».

 

Elle sont moniales et vivent ici sous l’ordre de Saint Benoit pour qui la recherche de Dieu ne peut se faire seul, mais avec l’autre et dans l’accueil. Indépendantes de l’Eglise, il faut faire vivre le monastère. Les journées sont donc rythmées entre travail et prières.

 

L’accueil de l’hôtellerie occupe Soeur Marie-Pierre dont le téléphone, glissé en bandoulière, ne cesse de sonner, alors que Soeur Cécile vérifie que les chambres soient impeccables pour recevoir les visiteurs. Soeur Myriam tient la boutique. Un autre lien vers l’extérieur. Les personnes viennent ici faire quelques emplettes, mais surtout discuter et se confier à la soeur. Une oreille qui connait discrètement toutes les histoires des gens du coin. Soeur Marie Pascale, à la reliure, s’occupe de redonner vie au vieux ouvrages de la communauté et réalise aussi les livrets de prières pour l’église. Même si elle est équipée du beau matériel traditionnel de l’imprimeur relieur elle a aujourd’hui de superbes imprimantes high-tech! Ces Soeurs sont des mémoires, entre tradition et renouveau. La doyenne, Soeur Jeanne d’Arc vient d’avoir 100 ans et peut raconter sans faille l’histoire de notre siècle, ses horreurs et ses bonheurs. La Soeur Prieure est elle, une ex-journaliste bien au fait des fonctionnements de notre société. A 18h c’est la récréation, moment où les soeurs se retrouvent pour une heure de détente. Place aux jeux de société. C’est aussi le moment pour faire un point sur la vie en communauté et son activité .

 

Les Soeurs sont toujours pleines de vie il n’y a jamais rien d’austère ici. Passer d’un fou rire à un grand moment d’émotion. Ecouter les histoires de notre pays et prier pour un devenir serein. Les journées ici sont denses et pleines. Pleines de sensations, d’échanges et de partages. Ces Soeurs sont magiques. Nous les connaissons à allumer des cierges, prier en choeur et en latin puis reprendre le silence en allant se cacher dans le fond de l’église. Derrière les portes du fond de l’église restées entrouvertes, il y’a des femmes fortes, ouvertes, pleines de vie, drôles, généreuses et fascinantes … qui prient pour nous.

Souffler un moment et ressentir.

Le banc à partager

Au port de la trinité sur mer, il y’a ce banc face à la mer qui attend des invités. Les passants, touristes ou locaux, s’y assoient le temps d’une pause. Parfois seul pour méditer, parfois en amoureux pour contempler la mer. Les familles y viennent déguster une glace, les bandes d’amis y refont le monde. Il arrive qu’un événement survienne lorsque une petite fille fait tomber sa chaussure en voulant nourrir une mouette et qu’un protagoniste s’ajoute à la partie avec un sceau et une corde. Héros de passage.

Ce banc a des oreilles et entends chaque confidence ou querelles.
Ce banc a des yeux et voit chaque marée monter.
Ce banc est publique et ne fait pas de différence.

Ce banc est à partager.

La retraite agricole

Dans le hameau de La Marzelle, à St-georges de noisné, dans les Deux-sevres, une ancienne agricultrice est à la retraite. L’ancienne ferme n’a plus d’activité et leurs terres sont louées à d’autres encore actifs. Le temps d’une retraite agricole est consacré à la cuisine, la lecture, les jeux de cartes et beaucoup de moments calmes.

L’activité bouillonnante d’autrefois est bien loin.

Lourdes Land

Centre de pèlerinage catholique depuis les apparitions en 1858, Lourdes accueille chaque année 6 millions de pèlerins ou visiteurs venus du monde entier, dont environ 60 000 malades et invalides.

Lourdes est devenue un lieu incontournable. La ville est scindée en deux parties. La première où les locaux vivent et la deuxième habitée par les boutiques de souvenirs et autres commerces de tourisme. Des souvenirs en plastique made in RPC « People’s Republic of China », des hotels, des cartes de restaurants traduites dans toutes les langues. Les ruelles vivent au rythme des commerces et les visiteurs se baladent sous les néons à la recherche d’objets souvenir à emporter.

La Grignotière

Un 25 décembre, dans le Finistère nord, au fond de la rade de Brest, entrée dans un village aux allures fantomatiques en ce jour particulier de Noël. Ici, un bar semble éveillé, habillé de guirlandes et d’autocollants pour l’occasion.

Un alibi pour s’arrêter boire un bon café.

Entrée dans les lieux, personne à l`horizon, pas l’ombre d’un client, pas l’ombre même d’un tôlier ou  d’un gardien canin. “Hé ho….il y’a quelqu’un?”….. Attente d’une réponse,  sans écho en retour, silence radio…

Un babyfoot statique, encore entouré de chaises spectatrices, une table à manger, témoin d’un lendemain de réveillon. Les guirlandes bleues allumées, la machine à café endormie….

“Hé ho….?… Suspension du temps, la Grignotiére aussi a la gueule de bois.

Il est temps de repartir, sur la pointe des pieds et sans café…

Ravie de vous avoir rencontré, joyeux Noël la Grignotière et à une prochaine!

La Béarnaise

Tous les mercredis soirs à 20h00, Jeanine, 93 ans reçoit l’équipe de Radio Oloron chez elle pour une émission spéciale : La Béarnaise. Une émission présentée, bien évidemment dans la langue du pays.

Jeanine a enregistré des centaines d’émissions que l’on retrouvent sur cassettes dans sa bibliothèque. On la retrouve sur les albums photos des débuts de la radio, il y a 30 ans. Avant l’émission, Jeanine prépare le conducteur en sélectionnant les disques qu’elle souhaite faire passer pendant les deux heures d’antenne.

David c’est l’animateur vedette. Il présente l’émission en Béarnais et répond au téléphone pour prendre les dédicaces. Ce sont souvent les mêmes qui appellent alors David les connait bien et a un petit mot pour chacun. Il donne la réplique à Jeanine pour la sélection musicale.

Tom jongle avec les CDs et garde un oeil sur la table de mixage, les platines et l’ordinateur pour une retransmission impeccable. Tom c’est le technicien, quand il est pas chez Jeanine il fait du Dub. La programmation musicale de Radio Oloron, c’est lui désormais et franchement … ça déchire.

L’ambiance est décontractée, Jeanine prévoit toujours l’apéritif et une tarte pour l’équipe.

L’émission se termine. Tom range le matériel. David fait le bilan de l’émission. Jeanine elle se met déjà à penser à la semaine prochaine… La venue de David et Tom pour animer cette émission, est pour elle un moment important, une évasion qu’elle attend. Ils le savent bien… Une histoire de radio locale.

Au temps d’Aigoual

Aujourd’hui l’Aigoual est le dernier observatoire météorologique de montagne en France. C’est une station Météo France d’observation et de prévision. Réelle forteresse datant de 1894 , l’observatoire situé à 1567m d’altitude résiste aux conditions climatiques extremes.  Il est occupé jour et nuit, au nombre minimum de deux et ce pour des raisons de sécurité.

Rémi est un des météorologues et Pascal est un employé de maintenance. Le travail quotidien de Rémi consiste à observer le temps d’une façon continue et à élaborer des prévisions fines sur le massif de l’Aigoual. Chaque matin, après son café en solitaire auquel il tient, il observe le temps, la direction des vents et récolte les informations fournies par les instruments de mesure situés sur le toit pour l’elaboration du bulletin météo quotidien. Il s’occupe des travaux d’entretien de la bâtisse car ce lieu, il y tient et il y vit une semaine sur deux. Il actualise également l’exposition du musée météo dont il fait les visites tout l’été.

Rémi, c’est cet homme  à la grosse voix qui aime le calme de l’environnement dans lequel il travaille, cet observateur passionné et surtout ce personnage qui fait la pluie et le beau temps.

Le pouls Deyris

Dans le monde de la course Landaise, Jean-Louis, c’est pas le parrain mais le patron. À la fédération, sa Ganaderia a bonne place et les comités souhaitent sa venue.

Comme tout Ganadero, Jean-Louis aime ses vaches, des vaches de compétitions comme Ibiza qui est la championne en titre de la Corne d’or.

Ses gars aussi il sait bien les choisir. Entraîneurs, écarteurs, sauteurs il sait les repérer jeunes pour les emmener loin. Des athlètes qui ont gagné tous les trophées cette année.

 

Aujourd’hui, la course a lieu à St Loubouer. C’est la dernière représentation de l’année. Il y présente la cuadrilla avec laquelle il tournera à la saison prochaine.

Le vacher, c’est Henri. Un passionné qui connaît la personnalité de chaque vache. Il les amène à l’arène et les installe dans le calme. Ce sont les stars de la journée.

Les entraîneurs protègent leurs mains, les sauteurs s’échauffent et les écarteurs répètent leurs mouvements. La pression monte avant de rentrer dans l’arène. L’orchestre s’éveille et appelle les hommes aux costumes colorés. Ils sont tous complices et solidaires car à la course landaise, on ne gagne jamais seul. Faire confiance à son équipe.

Écarts, sauts périlleux, sauts vrillés. Le spectacle est garantie avec toutes les émotions que procure ce sport.

Le pouls Deyris vous prend aux veines.

 

Pas de blessé, pas de casse. Jean-Louis est satisfait de la journée .

L’après-course se déroule sous le signe de la convivialité, public et athlètes trinquent à l’extérieur de l’arène avant le vin d’honneur offert par l’union des clubs Taurins. La plupart rentreront tôt car demain, c’est lundi et on reprend le boulot.

L’Esprit Routier

Ils partent en autonomie le lundi à l’aube pour rentrer le samedi, ils peuvent atteindre 44 tonnes en charge, sont gérés par des automatismes couplés au Gps pour l’aide à une conduite « propre et responsable ». Ces monstres des routes sont aujourd’hui de véritables bijoux technologiques. Ce sont aussi des cocons, des lieux de vie confortables dans lesquels, les routiers passent la plus grande partie de leur vie active.

Leur camion, c’est leur outil de travail, leur bureau, leur salon, leur chambre à coucher. Il est important de s’y sentir comme chez soi. On y enlève ses chaussures pour y entrer.

Les routiers ne sont plus les mercenaires solitaires adeptes des grosses blagues à la CIBI mais n’attendent qu’une chose, de retrouver leur famille et amis en gardant contact avec eux grâce aux réseaux sociaux. Passer le temps…

Le restaurant routier n’est pas l’endroit où ils se retrouvent et se donnent rendez-vous, mais l’endroit où ils se croisent parfois. Moments de convivialité, de détentes et d’échanges sur le devenir de leur profession. Le menu à volonté permet à chacun de s’y retrouver. On aime s’y arrêter pour retrouver l’équipe de Yannick et Elsa toujours accueillante et bienveillante. On y croise aussi les gens du coin.

Le restaurant routier c’est l’endroit où l’on va arrêter les kilomètres et se sentir chez soi en prenant une douche, trinquer une fois puis retourner dans sa cabine éteindre les lumières et s’endormir, bercé par le ronronnement des remorques frigorifiques.

Au petit matin, 5h30, le café du réveil devra parfois faire tenir jusqu’à l’autre bout de la France.

Restaurant Les Pyramides
Centre Routier
79260 LA CRECHE

Chasseurs Rêveurs

En octobre, dans le pays basque, un moment important à ne pas manquer… la chasse à la palombe.

C’est au bout de cette route d’Esterençuby que se trouve l’hôtel mythique des Sources de la Nive. Lieu parfait pour une retraite annuelle.

Il est 7h du matin, les chasseurs prennent leur café avec un œil à moitié ouvert. Préparation et chargement des fusils pas encore éveillés. En voiture pour être sur les hauteurs des Pyrénées avant que le soleil soit levé. Chacun se poste derrière son cocon de pierre, prépare ses munitions de la journée et son siège de congé .

Ils sont habillés de vert nature et  sont tous prêts à contempler la levée picturale de l’aurore. Le spectacle peut commencer, ils sont bien installés. Un ciel rosé et un cercle orangé apparaît, laissant se dévoiler ce vert Pyrénée.

Un temps pour rêver.

Il est 10h, le moment de se ravitailler, petit encas de la matinée, bon moment pour faire une blague au copain qui s’est assoupi. Deux coups de fusil: « pan-pan », le chasseur affalé se retrouve sur ses deux pieds! Rires de récrée, fausse alerte, ce sont les copains qui m’ont réveillé !

Il est midi, c’est la pause déjeuner dans le refuge de l’hôtel , réel instant de convivialité.

L’activité reprend, chacun se replace en groupe ou en solitaire.

Il est 15h, toujours pas l’ombre d’une palombe.

On attend, on observe, on pense, on discute.

Au final, ce qu’on vient chercher, c’est la tranquillité.

Il est 19h, retour à l’hôtel pour le souper.

C’était une belle journée, rien à chasser mais libres à penser.

La transhumance

Chaque année au mois d’octobre dans le pays basque, Michel, jeune berger pyrénéen, organise la transhumance de ses brebis. Après 6 mois passés en altitude, les bêtes vont être rassemblées, comptées et les plus belles seront habillées d’une cloche. La transhumance est une tradition française partagée entre amis et en famille. Un moment convivial, pour se retrouver. Michel reste concentré et gère les embouteillages occasionnés. Les brebis termineront leur migration après 5 heures de défilé et passeront l’hiver au chaud abritées.

Alain la brocante

Alain tient une brocante située à Aigre, en Charente. Il y expose toute sorte d’objets et antiquités: vélos, meubles, bibelots, vinyles, vieux outils et vieilles affiches. Il récolte des objets abandonnés qu’il trouve ou que les gens lui donnent. Ce qu’il préfère c’est le fer forgé. Il restaure, répare, entretient et offre une nouvelle jeunesse aux trouvailles délaissées. Alain est un passionné, un hyperactif, un expressif, un croqueur de vie, un curieux, un créateur et aussi….. un conteur d’aventures dans lesquelles les antiquités deviennent protagonistes. Sa brocante est ouverte tous les jours sauf s’il décide d’aller faire une virée, un tour de liberté avec sa compagne, dans son camion aménagé.

Le Garage de Damien

C’est en récupérant les locaux d’une ancienne ferme pleine d’activité que Damien a pu installer son garage-atelier. C’est important les garagistes et leur présence. Même dans les plus petits villages ils sont bien nécessaires. Damien reçoit tout les gens du coin et de plus loin avec le sourire pour redonner aux mécaniques de leur autos, tracteurs, camping-car, une nouvelle jeunesse. Les journées sont pleines et il faut toujours trouver des solutions rapides pour permettre aux habitants de villages isolés de reprendre la route. Damien aime son travail et son garage, il rêve d’un peu plus grand, forcément. Cela viendra. Ce soir, il va rentrer plus tôt que d’habitude, parce que c’est l’anniversaire de sa fille et il va lui offrir le cadeau dont elle rêve : un quad.

La Pêcherie de Jean Pierre

Jean-Pierre, ancien électricien des chantiers de St-Nazaire invite ses amis à venir dans sa pêcherie. Sur les quais de la ville, face à l’océan, cette petite cabane lui est chère. Obtenue pour 3000 euros, il l’a refaite à neuf pour pouvoir y venir quand bon lui semble.

Son meilleur souvenir ici : le jour où il y a pêché son premier bar !

Ce soir il est déçu de ne pas pouvoir y descendre car il s’est fait un fracture à la jambe. Il n’attend qu’une chose, être sur pied pour de nouveau y accéder et profiter.

Sa liberté, maintenant qu’il est à la retraite, c’est de venir dans sa jolie pêcherie pour y passer du temps et penser.

La foire de Lessay

En Normandie, un événement est attendu tous les ans depuis le 11e siècle : la foire de Lessay.
Principale foire du département de la Manche, elle est un événement immanquable pour le monde agricole et les gens de la région.
On y vient faire un tour par curiosité ou y faire de réelles affaires. On y trouve les derniers modèles de tracteurs, des chevaux, des chiens, des poules et autres convives de la ferme.
Et puis, il y a l’incontournable « allée des rôtisseurs », la bonne odeur de feu de bois qui nous happe et nous amène à déguster une andouillette, attablés sur les grandes planches collectives.
Besoin d’adrénaline, on passe dans la ruelle parallèle, c’est la fête foraine, le rendez-vous des ados du coin, l’émerveillement des petits et la nostalgie des éternels enfants.
Les stands se suivent et ne se ressemblent pas. Effervescence garantie entre averses et éclaircies.
Sous le grand abri central, un attroupement, un annonceur au micro, c’est le concours de l’élevage où les demoiselles bovines sont présentées sous leurs plus belles robes.
La journée se termine, les chaussures lourdes de boue et avec le sourire de la simplicité partagée.

S’envoyer en l’air

Il est important de savoir correctement s’envoyer en l’air pour découvrir de nouveaux horizons. D’abord, il faut prendre toutes ses précautions. Toujours être bien équipé pour être prêt à partir. Ne jamais lésiner sur la sécurité. Toujours vérifier que le matériel est impeccable et que l’on ne court aucun risque.

Le mieux c’est au petit matin ou bien le soir devant un coucher de soleil, il faut savoir prendre son temps, observer dame nature et doucement faire monter la température. La chaleur va faire prendre toute sa dimension à l’expérience, ne pas trop tirer sur la corde pour ne pas partir trop vite trop loin. Se laisser aller.

Décollage … les mains s’agrippent au cuir de la nacelle et rapidement se relâchent pour profiter des premières sensations.

En général on vole facilement une bonne heure, c’est quand même un minimum pour être comblé. On a toujours envie de plus, c’est évident.

Atterrissage … parfois avec fracas mais souvent en douceur, c’est le moment où l’on se serre le plus fort, parce que c’est là que tout peut arriver.

Silence, on se regarde, on regarde autour de soi, on ne sait plus où l’on est, parce qu’en plein vol on ne décide pas, on se laisse aller… et c’est bien ça le plus beau.

Les Athlètes du FootGolf

C’est la 23ème étape de la coupe de France de footgolf, le rendez-vous est donné de bonne heure au Golf Margaux en Gironde. Sur le parking, chacun enfile sa tenue, mi-foot, mi-golf et retrouve ses copains autour du petit déjeuner organisé par la fédération et les sponsors. Les athlètes profitent de viennoiseries en buvant leur café, en fumant leur clope et en écoutant le briefing de la journée.

Avant d’attaquer la compétition, une séance rapide d’étirements permettra de ne surtout pas se faire un claquage en cette matinée fraîche et brumeuse.

Sur le parcours la tension est palpable, le silence est d’or et la concentration totale. Les points comptent pour la coupe de France qui permettra aux meilleurs d’accéder à la grande finale à Marrakech.

Poser son ballon au sol, étudier la direction et la force du vent, la distance est importante, ajuster son pied et tirer.

Parfois le ballon file dans le décor. Déçu, le footgolfeur allume une cigarette. Le fair-play est de rigueur, ses adversaires lui disent qu’il fera mieux la prochaine fois.

L’après midi ensoleillée amène une pratique en équipe  plus détendue. La voiturette Lillet propose l’apéro sur le parcours, créateurs de convivialite, les apéros n’aident pas à mieux viser…

La compétition prend fin. Chacun a beaucoup marché aujourd’hui. Les physiques sont marqués. Aucune blessure n’est à relever.

Une belle ambiance. Tout le monde se retrouve autour d’un verre pour la cérémonie de remise de prix. Des gains pour presque tous au final, des produits de la région et surtout un souvenir, celui d’une belle journée entre copains.

Le Landais à main nue

Il est bon, il gagne les compétitions, on le connaît bien dans le coin, il est vraiment sympa Jean-Philippe. Ses mains qu’il protège soigneusement dans les vestiaires, on préfère les voir jouer à la pelote que se les prendre en pleine poire. La partie commence, c’est le moment où les hommes du coin se retrouvent. On ne rigole pas, on pourrait penser que des paris sont en cours… mais ça, dans les trinquets, ça ne se fait surtout pas.

Plus d’une heure d’endurance, Jean-Philippe a le cœur solide. Il retourne à ses adversaires la pelote sans broncher et est de bons conseils pour ses coéquipiers. Une pause dans le jeu et Jean-Philippe mange deux cuillères de confiture « Bonne Maman » pour reprendre de l’énergie.

Vraiment, Jean-Philippe c’est un mec super, mais ici, parfois, on le charrie un peu, jean-philippe joue à la pelote basque, mais il est Landais…

Qui voit Sein, voit sa fin

L’île de Sein, de son nom breton Enez-Sun, se situe dans l’Océan Atlantique, au large de la péninsule bretonne, à 8 kilomètres de la pointe du Raz.

Véritable baignade de lumière, cette île solitaire est aussi fragile que résistante.

Située en pleine zone de récifs particulièrement dangereux, elle est fréquemment secouée par des courants violents. On ne compte plus le nombre de naufrages dans les parages.

Les ruelles étriquées du bourg ont été pensées pour faire front aux vents et embruns, et ainsi protéger les maisons sénanes.

De fait, l’île étant petite et plate (1,5 m d’altitude moyenne), la population vit avec la menace de submersion. Cette menace considérable serait une conséquence du réchauffement climatique.

L’île de Sein a été, à maintes reprises, victime de violentes tempêtes, comme celle du raz de marée de 1904. La mémoire des générations se rappelle avoir vu la population se réfugier sur les toits pour ne pas être emportée.

Les habitants sont habitués à vivre avec l’élément et relativisent étonnamment le risque naturel.

Ceci étant, voici les meilleurs appâts pour les médias et touristes en quête de sensations fortes mais ce n’est pas ce qui préoccupe le plus la population de l’île.

Leur inquiétude première pour l’avenir de l’île est le dépeuplement.

En effet, comparé à 1 328 habitants en 1936, ils ne sont plus que 215 en 2014 dont 30% de retraités. Il existe une école primaire et un collège jusqu’en 3e mais on ne compte que 4 élèves cette année.

Les jeunes s’exilent, les anciens disparaissent et c’est le maintien économique de l’île qui est menacé.

L’île de Sein est hostile, difficile à vivre mais elle a les qualités du plus beau “bout de monde”.

Penn ar bed.

Salon de l’agriculture

Chaque année, le salon de l’agriculture est un rassemblement incontournable.

Il rapproche les Français dans quelque chose autour de la terre, autour de l’humain et du savoir faire.

Il y a pendant cette dizaine de jours une dynamique, mixte de travailleurs, passionnés, souriants et créatifs.

Ce moment fort permet à chacun de venir, se présenter, se montrer, expliquer ce pour quoi il travaille au quotidien.

Le salon donne la visibilité à des personnes qui n’en ont pas l’habitude… et cela est important.

 

Extrait du reportage réalisé pour